Visages de l'autre. Monstres et métamorphoses
Le monde de Debeurme. Cinéma et animation
Bibliographie autour de l'œuvre de
Ludovic Debeurme réalisée par Livres au trésor et la bibliothèque de Bobigny, avril 2006
À l'occasion de son exposition
Des yeux pour l'intérieur

[Présentation de la bibliographie]

Comme tous les artistes, Ludovic Debeurme se nourrit de ses prédécesseurs comme de ses contemporains. Voici quelques pistes parmi la multitude des références qu’il revendique, celles qui lui ont apporté matière à création, celles qui l’intéressent ou tout simplement l’interpellent dans sa démarche artistique quotidienne.

Brazil
de Terry Gilliam (science-fiction), 1985

Dans un monde proche de celui de 1984, un homme tente de contrer par amour la machine infernale de la société qui broie les hommes. Terry Gilliam a multiplié les citations cinématographiques, littéraires, picturales comme des ingrédients dans le chaudron bouillant de son imagination. Le cinéaste s’est souvenu de la recette de l’humour décapant qu’il pratiquait avec ces ex congénères, les Monty Python. Le résultat est un chef d’œuvre.

Un éléphant ça trompe énormément
d'
Yves Robert (comédie 1976)

Même si au premier abord le film peut sembler un peu daté, il est impossible de résister à cette bande de potaches. Comme un avant goût des « adulescents » d’aujourd’hui, ils sont dans la lignée de Mes chers amis (Mario Monicelli, 1975) ou des maris (Husbands, 1968) de John Cassavetes.

Persona
de Ingmar Bergman (drame psychologique), 1966

Une actrice perd sa voix lors d’une représentation. Elle est soignée par une jeune infirmière. Très vite s’installe entre les deux femmes un rapport de force. Au plus près des visages, Bergman tente de percer le mystère du masque de chaque individu. La froideur esthétique du noir et blanc et les cadrages parfaits du réalisateur ne font qu’accentuer la violence sourde des rapports entre les personnages et la société qui les entoure.


Total Recall
de Paul Verhoeven (film fantastique), 1990

Adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick (we can remember it for you wholesale) connue sous des titres différents en français (Souvenirs à vendre ou Souvenirs garantis, prix raisonnables), le film reste fidèle à l’univers de l’auteur tout en ne cédant rien au meilleures productions de science-fiction américaine. À noter qu’un des « personnages » du film (une marionnette conducteur de taxi) apparaît (transformé) dans plusieurs œuvres de Ludovic Debeurme.


Les valseuses
de Bertrand Blier (comédie dramatique), 1974

Impossible de résumer la cavalcade des deux héros de ce film, entre baba cool et petites frappes aux répliques devenues « cultes ». Il souffle encore sur ce film un vent de liberté que l’on peut regretter aujourd’hui.


Le conte des contes
de Youri Norstein (film d’animation), 1979

Un imaginaire foisonnant au service d’une histoire forte et poétique : le film donne à voir le meilleur de l’animation russe des années 70.

Les autres bibliographies

Des yeux pour l'intérieur
Retrouvez la préparation de l'exposition consacrée à Ludovic Debeurme, du 31 mars au 30 juin à la BM de Bobigny

 

Présentation de la bibliographie [Lire]

Métamorphoses
Je est un autre ?
La bête qui sommeille en nous

Qui est un monstre ?
Mon semblable ? Autre, inquiétant, différent...
Dans l'univers du fantastique et de la science-fiction

Le monde de Ludovic Debeurme
La bande dessinée
Peinture et illustration
Cinéma et animation